mardi 12 décembre 2017

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Sécurité nationale : Les oreilles du SCRS

Radio-Canada.ca

vendredi 19 décembre 2008, sélectionné par Spyworld

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Le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) a intercepté des communications téléphoniques entre un présumé terroriste et ses avocats.

C’est ce que révèlent des documents de la Cour suprême du Canada rendus publics jeudi par la juge Carolyn Layden-Stevenson. Le présumé terroriste en question est l’Égyptien Mohamed Mahjoub.

Selon la juge de la plus haute cour du pays, le SCRS a procédé à cette écoute téléphonique pour s’assurer que le présumé terroriste ne viole pas ses conditions de libération.

Mohamed Mahjoub, considéré comme une menace pour la sécurité nationale, a été détenu en raison de ses liens présumés avec le réseau terroriste Al-Qaïda. Il a été maintenu en détention préventive pendant plus de six ans en vertu d’un certificat de sécurité, sans qu’aucune accusation soit déposée contre lui, ou sans qu’il ait eu un procès. Il a été libéré sous caution en avril 2007, mais des conditions de libération très strictes lui ont été imposées, dont celles d’être surveillé par des agents de sécurité et de porter un bracelet électronique.

L’avocat de Mohamed Mahjoub, Me Barb Jackman, a dit avoir trouvé « choquantes » les révélations de la juge. Un point de vue que partage Me Matt Webber, l’avocat de Mohamed Harkat, un présumé terroriste algérien qui a été libéré en mai 2006. « De mon point de vue, et du point de vue de tous les avocats, j’en suis sûr, il était implicite que [les agents du SCRS] n’écouteraient pas les conversations entre les avocats et les clients », a-t-il déclaré.


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