dimanche 22 octobre 2017

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Contrats militaires attendus pour la visite de Sarkozy au Brésil

Reuters

dimanche 21 décembre 2008, sélectionné par Spyworld

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La signature de contrats dans le secteur de la défense, avec la fourniture d’hélicoptères et de sous-marins accompagnée de transferts de technologie, devrait dominer la visite de 48 heures de Nicolas Sarkozy au Brésil.

Celle-ci débutera lundi par un sommet Union européenne-Brésil, le dernier du genre de la présidence française de l’UE, qui devrait être l’occasion pour les deux parties de conclure un plan d’actions conjoint couvrant plusieurs domaines.

Une série d’accords sont également attendus pour la partie France-Brésil, mardi, pour laquelle le chef de l’Etat sera accompagné d’une trentaine de dirigeants d’entreprises.

De source française, on indique que Paris devrait ainsi boucler la vente d’une cinquantaine d’hélicoptères de transport militaire, un accord qui s’accompagnera d’un partenariat entre Eurocopter, la filiale du groupe d’aéronautique et de défense EADS, et la société brésilienne Helibras, en vue de la création d’une ligne d’assemblage sur place.

De même, la France signera un accord sur la fourniture de quatre sous-marins à propulsion classique de type Scorpene par le groupe public DCNS, dont une partie sera construite au Brésil.

Dans le cadre d’un partenariat stratégique, elle aidera en outre le Brésil à construire une base de sous-marins et prévoit, à plus long terme, de lui apporter son savoir-faire pour la conception et la fabrication d’un submersible à propulsion nucléaire qui pourrait être lancé en 2020.

D’ici là, Paris espère que le Rafale de Dassault Aviation sera retenu pour le renouvellement de la flotte aérienne militaire du pays, pour lequel un premier appel d’offres a été lancé, et vise également des contrats pour le dispositif de surveillance des frontières que le Brésil entend développer.

ENTENTE PROFONDE

A l’Elysée, on insiste sur le caractère global du partenariat franco-brésilien comme en témoigne la nature des autres accords de coopération qui devraient être paraphés mardi, dans l’enseignement professionnel, les applications des technologies spatiales ou encore autour de l’étude de la forêt amazonienne.

Dans le prolongement de la dernière rencontre de Nicolas Sarkozy avec le président Luiz Inacio Lula da Silva, en février à la frontière entre la Guyane et le Brésil, il est aussi prévu un accord de coopération dans la lutte contre l’orpaillage clandestin, à l’origine d’une forte pollution des rivières traversant le département français.

"On a besoin pour ça de la coopération du Brésil", dit-on côté français.

Au-delà de ces accords, on souligne que les deux rencontres précédentes entre les chefs d’Etat ont "scellé une entente profonde" sur beaucoup de sujets.

Mais c’est avec la casquette de président en exercice de l’Union européenne que Nicolas Sarkozy abordera les questions les plus délicates.

Parmi celles-ci, la plus sensible est celle de la réforme du Conseil de sécurité de l’Onu, à la faveur de laquelle le Brésil réclame un siège permanent.

Si la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni le soutiennent, d’autres pays européens, l’Italie et l’Espagne notamment, contestent la réforme envisagée.

Un autre sujet d’irritation tient à la position brésilienne dans les négociations sur le changement climatique, qui consiste à faire porter tous les efforts sur les pays industrialisés.

Même si on exclut de lui demander des engagements du niveau de ceux convenus par les pays européens lors du dernier sommet de Bruxelles, on souligne à Paris que "le Brésil doit comprendre qu’il va devoir bouger".

La visite officielle de Nicolas Sarkozy coïncide avec le lancement d’une "année de la France au Brésil", marquée par 700 manifestations diverses dans 14 villes.

Le président la prolongera par un séjour privé dans le pays avant de regagner Paris le 29 décembre.

Edité par Jean-Stéphane Brosse


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