mardi 12 décembre 2017

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Un exercice pour « tester les capacités de réaction »

C.J., le Figaro, avec AFP

lundi 22 décembre 2008, sélectionné par Spyworld

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Michèle Alliot-Marie a dressé un premier bilan de la vaste opération de simulation d’attentats menée en France, lundi. Le RAID et le GIGN ont été contraints d’engager quasiment tous leurs effectifs.

Si la France était la cible d’attentats simultanés comme en a connu Bombay en novembre dernier, les unités d’élite de la police seraient déployées au maximum de leur capacité et leur efficacité testée à l’extrême. La vaste opération de simulation d’attaques terroristes, entièrement virtuelle, menée en France lundi, a révélé que « sur le plan de la capacité de réaction, les limites ont été quasiment atteintes dans l’intervention policière spécialisée », a confié la ministre de l’Intérieur Michèle Alliot-Marie.

L’exercice d’état-major était entièrement virtuel et ne supposait aucun engagement des forces de l’ordre sur le terrain. Ce test avait imaginé sept attentats virtuels, dont un double, perpétrés simultanément à Paris, en banlieue, à Lyon et Marseille, faisant 103 morts et 312 blessés dont 114 graves. Ce scenario, qui impliquait entre autres l’assaut du Crillon par un commando de huit terroristes et un détournement d’avion, a engagé presque l’ensemble des effectifs des deux unités d’élite que sont le RAID (Recherche, assistance, intervention, dissuasion) et le GIGN (Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale). Les GIPN (Groupe d’intervention de la police nationale) ont apporté leur concours, tandis que la BRI (Brigade de recherche et d’intervention) était entièrement mobilisée dans la capitale.

En attendant la construction d’une salle de crise ad hoc au ministère de l’Intérieur, les représentants de la police, de la gendarmerie, du renseignement, de la Sécurité civile et des ministères des Affaires étrangères, de la Défense, de l’Ecologie et de la Santé se sont réunis dans la salle des fêtes de la place Beauvau. Un système de visio-conférence a également été mis en place, en particulier avec les préfectures concernées. Des difficultés de liaison ont notamment été remarquées, en particulier avec celle de Lyon.

Un deuxième exercice dans quelques jours

L’exercice de lundi visait à « tester nos capacités de réaction, de communication, de coordination », a souligné la ministre de l’Intérieur. Si jamais la France connaissait réellement une vague d’attentats coordonnés, il faudrait « moins d’une heure » pour mobiliser ensemble les représentants des services concernés », a assuré Michèle Alliot-Marie. Dans un scénario comme celui de lundi, « il est vraisemblable que nous passerions à un plan Vigipirate maximum », a reconnu la ministre. Cet échelon supplémentaire conduirait à l’arrêt de la circulation aérienne, des transports en commun et à la fermeture des écoles

Ce test grandeur nature a été décidé par Michèle Alliot-Marie après le drame de Bombay. Un deuxième exercice de la même ampleur devrait avoir lieu dans une dizaine de jours « pour voir où il y a des faiblesses », a annoncé la ministre de l’Intérieur.

L’exercice d’état-major était entièrement virtuel et ne supposait aucun engagement des forces de l’ordre sur le terrain. Ce test visait à « tester nos capacités de réaction et de communication », a souligné Michèle Alliot-Marie. Crédits photo : AFP


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