vendredi 20 octobre 2017

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Présidence française de l’Union européenne : le bilan d’Hervé Morin

Newspress.fr

mardi 23 décembre 2008, sélectionné par Spyworld

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Dans le cadre de la Présidence française du Conseil de l’Union européenne, Hervé MORIN a réuni à deux reprises ses 26 homologues, Javier Solana (Haut Représentant pour la politique étrangère et de sécurité commune - PESC) et la Commission européenne.

La réunion des 1er et 2 octobre 2008 à Deauville puis la session « défense » du Conseil « affaires générales - relations extérieures » à Bruxelles le 10 novembre ont marqué la volonté de la France, conformément aux orientations du Président de la République, de relancer l’Europe de la défense.

La première priorité a été de conduire les Européens à se doter de capacités militaires modernes, robustes et interopérables. Pour cela, les ministres de la défense se sont engagés sur plusieurs grands projets structurants.

Pour augmenter les moyens de projection, les ministres ont décidé la mise en place d’une flotte européenne de transport aérien et la création d’une unité multinationale d’A400M, la modernisation des hélicoptères et l’entraînement de leurs équipages, une coopération aéronavale européenne et la constitution d’une capacité de projection d’une base aérienne.

Pour renforcer l’information et le renseignement spatial européen, des accords ont été signés sur le lancement du programme MUSIS de satellite d’observation militaire tout temps et la mise à disposition d’imagerie satellitaire au profit du centre satellitaire de l’Union européenne.

Pour accroître la protection des forces et leur efficacité en opérations, des accords ont été signés sur le lancement à l’Agence Européenne de Défense d’un nouveau programme de déminage maritime, la conduite du projet de futur drone de surveillance et la préparation de la mise en réseau des systèmes de surveillance maritime existants.

Pour développer une culture européenne de défense et l’interopérabilité des forces européennes, les ministres ont décidé d’établir un système d’échanges de jeunes officiers (Erasmus militaire) entre les grandes écoles militaires européennes et une meilleure coordination des moyens militaires pour les opérations d’évacuation des ressortissants.

Outre ces projets capacitaires très concrets, le renforcement durable des capacités militaires européennes a été une priorité de la présidence française. Voici ce qui a été obtenu :

La Présidence française a fait en sorte de donner à l’Agence Européenne de Défense, outre un carnet de commande, les moyens financiers et d’action dont elle a besoin. L’OCCAR (Organisation conjointe de la coopération en matière d’armement) deviendra ainsi le bras exécutif de l’Agence Européenne de Défense. L’Agence aura plus de moyens pour travailler.

Pour faciliter la constitution de grands groupes industriels de défense européens de taille mondiale, qui puissent s’appuyer sur un réseau de PME réactives et innovantes. Les ministres de la défense se sont engagés sur trois mesures concrètes :
- un effort accru en matière de R&T de défense
- la mise en place d’un véritable espace européen d’échange d’équipement de défense,
- le renforcement des chaînes d’approvisionnement notamment par des actions en faveur des PME (meilleur accès à la commande publique par exemple).

Enfin, sur le plan opérationnel, les ministres ont lancé l’opération navale ATALANTE de lutte contre la piraterie au large de la Somalie. Ils se sont entendus sur le fait que l’opération Althéa de l’Union européenne en Bosnie Herzégovine avait rempli ses objectifs militaires et sur la possibilité de la conclure prochainement en tenant compte de la situation dans le pays. Ils continueront à être très vigilants sur l’opération EUFOR Tchad / RCA, notamment dans la perspective de sa relève par une opération de l’ONU en mars 2009.


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