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La crise économique pourrait freiner la course aux armements (Vedomosti)

RIA Novosti

jeudi 25 décembre 2008, sélectionné par Spyworld

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Le volume mondial des exportations et des importations d’armes a augmenté de 22 milliards de dollars à 55,1 milliard pendant huit dernières années, la part russe étant passée de 3,7 milliards de dollars à 7,5 milliards, lit-on mercredi dans le quotidien Vedomosti.

En période de récession, la plupart des Etats réduisent traditionnellement leurs dépenses militaires et ralentissent la modernisation de leurs armées, en transférant les ressources libérées vers les secteurs civils et les programmes sociaux.

Le budget militaire américain sera notamment réduit pour la première fois depuis 2001 : de 515 milliards de dollars en 2008 à 487 milliards en 2009. Certains sénateurs et congressistes appellent Barack Obama à réduire ces dépenses de 20-25% supplémentaires. La France envisage, elle aussi, d’amputer ses dépenses militaires de 36 milliards d’euros pour les porter à 34,5 milliards d’euros. Cette situation influera sans doute sur l’achat d’armements. Ainsi, les Etats-Unis prévoient de réduire la commande de chasseurs F-22 Raptor de 183 à 165 unités. Les experts estiment que cela pourrait également toucher le F-35, un autre avion de cinquième génération.

A première vue, la Russie reste en dehors de cette tendance. Le président de la Commission gouvernementale pour les industries de défense Vladislav Poutiline a annoncé que les dépenses militaires seraient augmentées de 1.000 milliard de roubles (environ 35 milliards de dollars) en 2008 à 1.300 milliards de roubles (45,9 milliards USD) en 2009. La commande du matériel militaire russe pour les trois prochaines années est aussi impressionnante : 300 chars (ces dernières années, l’armée ne recevait que 30-35 chars), 48 avions et 60 hélicoptères. Pourtant, les analystes indiquent que le général aurait pu additionner le nombre des chars neufs et modernisés. En fait, la commande militaire sera diminuée de 15%, mais, selon les experts, les prix de la production du complexe militaro-industriel ne se réduiront pas dans la même proportion, c’est pourquoi l’industrie des armes subira inévitablement une récession.

Privé des énormes revenus de l’exportation des ressources minérales et de la production industrielle, de nombreux pays émergents seront obligés durant cette période de crise de renoncer à la modernisation de grande ampleur de leurs armées. De plus, ils devront également abandonner la vente de matériel militaire obsolète aux Etats économiquement faibles dotés de régimes politiques imprévisibles.

Cet article est tiré de la presse et n’a rien à voir avec la rédaction de RIA Novosti.


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