dimanche 22 octobre 2017

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L’Egypte dément que l’Egyptien détenu en Arabie soit accusé d’espionnage

AFP

vendredi 26 décembre 2008, sélectionné par Spyworld

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Le ministère égyptien des Affaires étrangères a démenti que l’ingénieur en informatique détenu en Arabie saoudite depuis quatre mois soit accusé d’espionnage au profit de l’Egypte, comme l’a affirmé vendredi une association de défense des droits de l’Homme.

"Nous démentons catégoriquement que M. Ashmawi soit accusé d’espionnage", a déclaré à l’AFP Ahmad Rizq, un responsable du ministère.

Il n’a pas précisé les raisons de cette détention, mais souligné que l’affaire était "liée à la sécurité".

"Beaucoup d’Egyptiens travaillent dans des secteurs sensibles en Arabie saoudite", a-t-il ajouté.

Le Réseau arabe des droits de l’Homme, dont le siège est en Egypte, avait affirmé un peu plus tôt que Youssef Ashmawi, spécialisé en logiciels, était détenu pour espionnage au profit de l’Egypte.

Il effectuait une mission pour le ministère saoudien de la Défense et les services de renseignements saoudiens et a été arrêté le 24 août, selon le réseau.

"Au cours de la seule visite qui lui a été autorisée, il a expliqué à son beau-frère qu’il était accusé d’avoir espionné les services de renseignements saoudiens et d’avoir transmis des informations à l’Egypte", avait déclaré à l’AFP le dirigeant de l’association, Gamal Eid.

M. Eid a rejeté par la suite le démenti des autorités égyptiennes.

"Le ministère n’a aucune idée de ce qui se passe, il ne peut démentir", a-t-il dit.

Jeudi, M. Rizq s’était borné à dire que le gouvernement suivait l’affaire.

"Les autorités saoudiennes ont fait savoir qu’elles détenaient Ashmawi depuis plusieurs mois dans une affaire de sécurité mais elles ne nous ont pas précisé sa teneur", avait-il ajouté dans un communiqué.

Les rapports entre Le Caire et Ryad, deux proches alliés, ont été éclaboussés récemment par une affaire de justice.

Deux médecins égyptiens travaillant en Arabie saoudite ont été condamnés à 1.500 coups de fouet et à des peines de 15 et 20 ans de prison pour avoir provoqué la dépendance d’une princesse saoudienne à la morphine.

Leur condamnation avait suscité la colère du Caire, qui avait décidé en novembre de ne plus délivrer d’autorisations de travail en Arabie à ses médecins, une interdiction finalement levée début décembre.


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