mercredi 13 décembre 2017

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Espions venus du Maroc

Gilbert Dupont, La Dernière Heure

vendredi 2 janvier 2009, sélectionné par Spyworld

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Des agents actifs à Bruxelles à la recherche du trésor de Belliraj

Des Belgo-Marocains de Bruxelles et leurs familles, de près ou de loin liées à l’affaire Belliraj, ont souffert, entre février et juillet, en Belgique, de la présence, des procédés et des agissements d’agents des services secrets marocains ou présentés comme tels.

Leur objectif était aussi d’en savoir plus sur le trésor Belliraj , une partie de l’argent, estimée par les services marocains à 11 millions d’euros, provenant d’un hold-up au Grand-Duché, qui n’a pas été retrouvée.

Selon des sources rencontrées par La DH/Les Sports, ces agents marocains ont recouru au chantage, à l’intimidation et à la menace. Ils se sont vantés de torturer Belliraj et Abdellatif Bekhti qu’ils détenaient dans leur centre de Temara. Belliraj, selon eux, avait travaillé pour eux dans l’affaire Mellouk. Dans les années 1990, Farid Mellouk, le dernier du groupe Kelkal (attentats GIA de 1995) était soupçonné de se cacher en Belgique. Les Marocains le payaient alors 40.000 francs belges/mois pour les aider à le localiser.

À Bruxelles, des avocats s’étonnent de ces agissements tolérés sur le sol belge d’agents présentés comme liés à la DGET, la Direction générale des études techniques, le contre-espionnage marocain.

En concurrence avec les services belges, ces équipes n’observaient pas la même déontologie et certainement pas les mêmes scrupules. Elles ont cherché à recruter. Elles ont dissuadé des Belgo-Marocains de travailler pour les Belges. Elles avaient l’avantage de travailler dans une communauté où le seul prononcé des initiales DGET provoque une sainte terreur.

Pendant des semaines, des Belgo-Marocains de Bruxelles se sont cachés pour leur échapper. Des pressions ont été exercées sur les familles au Maroc.

"Ils expliquaient qu’ils torturaient Bekhti et Belliraj à Temara, qu’ils leur lâchaient les chiens et aussi qu’ils les faisaient violer par des gardiens d’origine djbela (apparemment très opposée aux Rifains) pour casser leur honneur."

Les agents marocains auraient menacé de procéder à des enlèvements sur le sol belge. Ils ont cherché à attirer à Lille, hors Belgique, des Belgo-Marocains qui les intéressaient, notamment un frère Bekhti et un certain Boucif .


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