dimanche 22 octobre 2017

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Deux responsables présumés d’al-Qaida jugés à Paris

AFP

lundi 5 janvier 2009, sélectionné par Spyworld

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Trois hommes déférés devant la cour d’assises spéciale de Paris sont accusés de complicité dans l’attentat contre une synagogue à Djerba qui avait fait 21 morts.

Trois hommes, dont un Allemand converti à l’islam et le cerveau présumé des attentats du 11 septembre 2001, sont jugés par la cour d’assises spéciale de Paris, pour leur complicité présumée dans l’attentat contre une synagogue à Djerba (Tunisie) en avril 2002.

Christian Ganczarski, Khalid Cheikh Mohammed et Walid Nawar (frère du jeune Tunisien qui s’est fait exploser dans l’attentat) sont soupçonnés d’avoir, à des degrés divers, incité et aidé le kamikaze à commettre son acte, qui a fait 21 morts dont 14 touristes allemands, 5 Tunisiens et 2 Français. Les trois hommes devront répondre de « complicité et tentatives d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste ».

Khalid Cheikh Mohammed, accusé d’avoir planifié les attaques contre le World Trade Center et le Pentagone, ne comparaîtra pas devant les magistrats parisiens spécialisés dans les affaires de terrorisme : arrêté au Pakistan en mars 2003, remis aux autorités américaines, il est détenu sur la base de Guantanamo à Cuba.

L’Allemand d’origine polonaise Christian Ganczarski est considéré par les enquêteurs et juges antiterroristes français et allemands comme un membre important du réseau al-Qaida et le personnage central de ce dossier. Il est soupçonné d’avoir mis ses connaissances techniques en matière d’Internet et de radiocommunications au service d’al-Qaida et se serait engagé à recruter pour le réseau d’autres Européens de souche convertis à l’islamisme radical. Accusé de s’être rendu à six reprises dans la zone pakistano-afghane, entre 1999 et 2001, il aurait rencontré à plusieurs reprises Oussama Ben Laden et est considéré par l’accusation comme un proche de Khalid Cheikh Mohammed.

Trahi par le téléphone

Il est accusé d’avoir donné le feu vert à l’attentat lors d’un coup de fil que lui avait passé peu avant l’attentat le kamikaze, Nizar Nawar. Il a été trahi par le téléphone satellitaire du kamikaze, sur lequel figurait son numéro en Allemagne et dont la conversation a pu être retrouvée par les enquêteurs. Établi en Arabie saoudite en 2003, il est tombé dans un piège tendu par les services secrets saoudiens et occidentaux : pensant prendre un avion à destination de l’Allemagne, il a été interpellé par la police française le 3 juin 2003 lors d’une escale à Roissy.

Le troisième accusé, Walid Nawar, est soupçonné d’avoir fourni une aide matérielle à son frère en connaissance de cause, en lui achetant notamment en France le téléphone satellitaire avec lequel il appelait Christian Ganczarski et Khalid Cheikh Mohammed. Dans ce dossier, deux autres personnes, Jaouar Suissi et Tarek Hdia, un temps soupçonnés de complicité matérielle dans l’attentat, ont été renvoyées en correctionnelle et seront jugées le 11 février devant la 14e chambre du tribunal correctionnel de Paris. Unique accusé à avoir été jugé en Tunisie dans ce dossier, pour complicité d’assassinat, Belgacem Nawar, l’oncle du kamikaze, a été condamné à vingt ans d’emprisonnement.


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