dimanche 22 octobre 2017

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La GRC et le SCRS poursuivis pour 1 M$

David Santerre, le Journal de Montréal

mardi 6 janvier 2009, sélectionné par Spyworld

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Parce qu’il aurait été injustement identifié comme membre d’une cellule terroriste, puis détenu et menacé au Maroc, le Montréalais d’origine marocaine Mohamed Omary poursuit la GRC et le SCRS pour un million de dollars.

Dans sa poursuite déposée le 30 décembre au palais de justice de Montréal, Omary, 43 ans, explique ce qui a selon lui mis la GRC et le Service canadien de renseignement et de sécurité sur sa piste.

S’avouant ami avec le Montréalais Fateh Kamel, arrêté en 1999 et condamné à huit ans de prison en France pour complot terroriste, Omary dit s’être rendu en Croatie et en Bosnie avec son ami en 1993 et 1994.

Omary affirme dans sa poursuite que lui et Kamel y étaient pour faire du « travail humanitaire légal » et y aider les « réfugiés victimes de la guerre dans ces régions ».

Puis il a été expulsé de Croatie en 1994 .

Quand Kamel a été arrêté en France en 1999, Omary dit avoir alors été l’objet d’une perquisition à son domicile. Il aurait en outre été interrogé par le SCRS et la GRC en marge de l’enquête française, et son téléphone aurait été mis sous écoute, sans qu’il ne soit accusé de quoi que ce soit.

Au Maroc

En janvier 2002, il dit s’être envolé pour le Maroc dans le but d’y prendre des vacances et y visiter oncles et tantes.

Mais dès son arrivée à l’aéroport de Casablanca, son passeport lui aurait été confisqué et il aurait été gardé détenu quelques jours, avant d’être libéré, sans qu’on lui rende son passeport.

Il a été forcé de rester au Maroc jusqu’en septembre 2003. Pendant tout ce temps, il aurait été constamment convoqué à des interrogatoires par des officiers de la Défense et sécurité du territoire du Maroc (DST).

Ceux-ci le questionnaient sur son voyage en Bosnie, son lien avec Kamel et de présumés terroristes, et un voyage dans un camp d’entraînement terroriste en Afghanistan qu’il affirme n’avoir jamais fait.

Parfois, deux agents du SCRS auraient assisté à ses interrogatoires au Maroc.

Cette quasi-captivité l’a empêché d’assister à Montréal à la naissance de son quatrième enfant, déplore-t-il encore.

Selon lui, ces problèmes ont été causés par la transmission d’informations aux autorités marocaines par la GRC et le SCRS, qu’il tient responsables de son calvaire et à qui il réclame un million de dollars.


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