samedi 16 décembre 2017

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Cyberdiplomatie et hackers « rouges »

Nicolas Sridi, 01net

mercredi 14 janvier 2009, sélectionné par Spyworld

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Après la rencontre entre Nicolas Sarkozy et le dalaï-lama, début décembre 2008, le site de l’ambassade de France en Chine a connu des cyberattaques répétées...

Après la rencontre entre Nicolas Sarkozy et le dalaï-lama, au début du mois de décembre 2008, le site Web de l’ambassade de France en Chine a connu des cyberattaques répétées. Des milliers de requêtes simultanées, lancées par vague, ont ainsi bloqué l’accès au serveur pendant plusieurs jours. Derrière ces attaques, des nationalistes chinois - souvent appelés « hackers rouges » - qui ont choisi le Web pour attaquer les « ennemis du pays ». Au gré des tensions, ils s’en prennent aux sites du Pentagone, de CNN, des représentations officielles (ambassades, chambres de commerce, etc.) de Taiwan ou du Japon et tentent de siphonner l’information sensible...

Si les autorités de Pékin condamnent timidement ce genre de procédés, beaucoup de monde ici estime que les attaques sont validées, voire orchestrées par le pouvoir. « En Chine, il ne faut pas oublier qu’Internet ressemble plutôt à un immense réseau intranet, relié à l’extérieur par des passerelles très contrôlées », m’expliquait un informaticien français lors d’une discussion sur la cyberattaque contre l’ambassade. Pour lui, « les administrateurs de ce réseau - les autorités chinoises - peuvent parfaitement savoir d’où est partie cette attaque. Au mieux, elles ferment donc les yeux. »

Les Red Hackers of China et autres groupes de pirates « rouges » devraient ainsi continuer en toute tranquillité leurs activités en 2009. Heureusement, au bout de quelques jours, ils se lassent rapidement de leurs cibles...


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