lundi 11 décembre 2017

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Crash d’un hélicoptère français : "plusieurs corps" retrouvés dans l’épave

Nouvelobs.com, avec AFP

dimanche 18 janvier 2009, sélectionné par Spyworld

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"Plusieurs corps" des six soldats français portés disparus samedi après l’accident d’un hélicoptère militaire français au large des côtes gabonaises ont été retrouvés dans l’épave.

Des plongeurs ont retrouvé, dimanche 18 janvier, "plusieurs corps" des six soldats français portés disparus la veille après l’accident d’un hélicoptère militaire au large des côtes gabonaises, a indiqué à l’AFP l’état-major des armées à Paris.

"Les opérations d’investigation de l’épave par des plongeurs ont débuté et se poursuivront jusqu’à la tombée de la nuit vers 18h30 locales (17h30 GMT)", a déclaré à l’AFP le capitaine de vaisseau Christophe Prazuck, de l’état-major.

"Elles ont permis de retrouver les corps de plusieurs disparus qui ont été remontés à la surface", a-t-il ajouté, se refusant à préciser leur nombre précis avant la fin des opérations. Sur les dix militaires qui se trouvaient à bord de l’appareil, deux sont décédés, deux autres ont été retrouvés - l’un légèrement blessé et le second indemne -, six étant portés disparus.

Localisé dimanche matin

L’épave de l’hélicoptère militaire français Cougar avait été localisée dimanche matin. Sur les dix militaires qui se trouvaient à bord de l’appareil, quatre appartenaient au détachement de l’aviation légère de l’armée de terre (ALAT) basé à Libreville. Parmi eux figurent les deux soldats décédés, le blessé léger et l’un des disparus. L’autre unité frappée par cet accident, le 13e Régiment de dragons parachutistes de Dieuze (Moselle), compte cinq disparus dans ses rangs ainsi que le soldat retrouvé indemne, tous commandos des forces spéciales.

Les recherches se poursuivent

Le crash a été annoncé par un communiqué de l’Elysée précisant que le président Nicolas Sarkozy avait "demandé que tous les moyens disponibles sur zone soient immédiatement engagés". Outre La Foudre et ses embarcations légères, deux hélicoptères - un Fennec et un autre Cougar - participaient aux recherches, épaulés par trois navires de la compagnie pétrolière Total, très présente au Gabon.

Quant aux causes de l’accident, elles n’ont pas été immédiatement déterminées et feront l’objet d’une enquête qui devait être "ouverte très prochainement", a précisé l’état-major à Paris. Le ministre de la défense Hervé Morin est arrivé dimanche au Gabon. Après une courte visite au centre de commandement du Camp De Gaulle où sont stationnées les Forces Françaises au Gabon (FFG), il s’est rendu en hélicoptère sur le bâtiment La Foudre, d’où avait décollé le Cougar. Il devrait revenir à Libreville s’entretenir avec les familles au Camp De Gaulle, rendre visite à un des survivants puis aller au Palais présidentiel pour rencontrer le président gabonais Omar Bongo Ondimba.

Afin d’informer les familles, le ministère de la Défense a annoncé la mise en place d’un numéro vert accessible 24h/24 : le 0800.74.75.75.

Abîmé en mer

L’hélicoptère, un Cougar, un appareil de transport, avait décollé à 20h08 locales (19h08 GMT) du pont de La Foudre, un bâtiment de la marine nationale française qui croisait à une cinquantaine de kilomètres des côtes gabonaises lors d’un exercice militaire franco-gabonais.

L’appareil s’est abîmé en mer quelques instants après son décollage, au large de Nyonié, une petite localité située entre Libreville et la ville portuaire de Port-Gentil (sud). Après avoir déclenché l’alerte, La Foudre a immédiatement rejoint le lieu du crash et "récupéré les blessés dans la demi-heure", selon l’état-major des armées.

Coordination d’opérations de sécurisation maritime

Les forces françaises au Gabon (FFG) effectuaient avec les forces gabonaises "un exercice de coordination d’opérations de sécurisation maritime". Quelque 600 militaires, des hélicoptères Cougar et Fennec ainsi qu’un C160 étaient engagés sur l’exercice, baptisé N’Gari.

L’opération, qui devait se dérouler du 17 au 21 janvier, prévoyait notamment des parachutages d’hommes sur des objectifs déterminés à l’avance, notamment à Nyonié. Près de 120 militaires Gabonais y participaient aussi.

Les FFG sont formées d’un millier d’hommes, notamment ceux du 6e bataillon d’infanterie de marine (6e BIMA). Elles constituent l’une des quatre bases militaires permanentes prépositionnées en Afrique (avec Dakar, Djibouti et la Réunion).

Les FFG "veillent notamment à assurer la sécurité, s’ils venaient à être menacés, des 12.000 ressortissants français installés au Gabon (...) et mènent des missions d’aide au profit de l’Etat et des forces armées gabonaises".

Elles "constituent également un point d’appui et d’accueil pour les opérations menées en Afrique", notamment Epervier au Tchad. En février 2008, les civils européens évacués du Tchad lors de l’offensive rebelle sur N’Djamena avaient été accueillis à Libreville.


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