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Sarkozy défend les restructurations dans la défense et plaide pour la réforme

AFP

mardi 20 janvier 2009, sélectionné par Spyworld

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Nicolas Sarkozy a défendu mardi en Seine-et-Marne la réforme de la carte militaire, qui prévoit la suppression de 54.000 postes civils et militaires d’ici 2015, répétant qu’il n’y avait "pas d’autre stratégie possible" que la réforme.

Les restructurations dans la défense "c’est pas une lubie", a déclaré M. Sarkozy lors d’une table ronde à Provins, qui s’inquiète du déménagement des 900 hommes du 2e régiment de hussards, basés dans la commune voisine de Sourdun, pour Haguenau (Bas-Rhin) à la mi-2009.

"La vérité, c’est que tout le monde sait bien, à gauche comme à droite, qu’il fallait revoir la carte militaire de notre pays (...) qui peut me dire que cette situation pouvait perdurer : dispersion de moyens, dispersion d’argent, dispersion d’efficacité", a-t-il poursuivi.

"Il y avait des régiments français en charge de s’assurer que nous ne serions pas envahis par l’Italie", a raillé le chef de l’Etat. "On voulait pas l’armée italienne, on a eu Carla", a-t-il poursuivi, "mais enfin c’est quand même plus agréable, notamment pour moi".

Dans un long plaidoyer, Nicolas Sarkozy a dénoncé le refus d’une partie des 330 fonctionnaires du Service d’études sur les transports, les routes et leurs aménagements (Setra) de Bagneux (Hauts-de-Seine) de s’installer à Sourdun pour compenser le départ des militaires.

"Ils ont tort, parce que ce transfert il se fera. Et je suis désolé (...) c’est une opportunité de travailler dans un cadre pareil", a estimé le président. "Dès que je veux changer quelque chose, toutes les forces du conservatisme se mobilisent pour l’empêcher. J’étais préparé à ça, j’écoute mais je n’en tiens pas compte", a-t-il lâché.

"On va essayer non pas de vous compenser, on va essayer de faire mieux, la crise, c’est une opportunité pour en sortir plus fort", a lancé Nicolas Sarkozy au maire de Sourdun, Eric Torpier, qui s’inquiétait du "grand traumatisme" subi par sa commune avec la fermeture de sa caserne.

"C’est la qualité des projets qui nous intéresse", a répondu le chef de l’Etat au président du conseil général de Seine-et-Marne, Vincent Eblé (PS), qui a jugé "insuffisante" l’enveloppe de 10 millions d’euros promise par l’Etat pour accompagner le départ du régiment. "Ca se fait pas au poids. +Elle veut un rôti de combien la petite dame ?+ C’est pas ça", a-t-il dénoncé.

Pour amortir le choc de la réforme de la carte militaire, qui se traduit par la suppression de 54.000 emplois civils et militaires et la fermeture de 83 sites, le gouvernement a promis de débloquer une enveloppe de 320 millions d’euros d’ici 2015.

Comme dans toutes ses cérémonies de voeux, Nicolas Sarkozy a plus largement défendu "le mouvement" face à la crise, s’attribuant pêle-mêle les effets bénéfiques de la suppression de la publicité dans l’audiovisuel public, de l’interdiction de fumer dans les lieux publics et de la baisse des victimes de la route lorsqu’il était ministre de l’Intérieur.

"Sur la ligne, sur la volonté, sur la volonté d’aller de l’avant, on n’a pas d’états d’âme parce qu’il n’y a pas d’autre stratégie", a-t-il insisté. "On peut se tromper (mais) il n’y a pas de stratégie alternative", a conclu M. Sarkozy.


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