vendredi 20 octobre 2017

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Défis et stratégies pour des économies émergentes

Lematin.ma, via Veille.com

vendredi 28 octobre 2005, sélectionné par Spyworld

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Les actes de la rencontre internationale de Tétouan sur le thème "Intelligence économique et veille stratégique : défis et stratégies pour les économies émergentes", organisée du 25 au 27 novembre dernier sous le Haut patronage de S.M. le Roi Mohammed VI, viennent de paraître chez l’Harmattan.

Publié dans le cadre de la collection Mouvements économiques et sociaux sous la direction de Driss Guerraoui et Xavier Richet, cet ouvrage regroupe les travaux d’experts, de chercheurs et de décideurs en vue de tenter un bilan raisonné des questions liées à ce thème, d’évaluer l’état des politiques menées dans ce domaine et de tirer les enseignements les plus pertinents pour les économies émergentes.

Il tente, en outre, d’apporter un éclairage sur les dimensions essentielles de ces problématiques en mettant en évidence les aspects conceptuels et méthodologiques de l’intelligence économique et la veille stratégique en analysant le rôle et l’impact de la mobilisation des compétences, de la veille technologique et de l’information dans le renforcement de la compétitivité des entreprises.

Les experts s’interrogent, dans ce contexte, sur la mondialisation par rapport à la gestion des nouvelles contraintes induites par l’ouverture des économies et la libéralisation des échanges, en tirant quelques enseignements à partir d’expériences concrètes tentées dans le monde et notamment dans les économies émergentes.

Pour Driss Guerraoui et Xavier Richet, les concepts de l’intelligence économique et la veille stratégique rendent compte d’une double réalité de l’évolution de l’économie mondiale à savoir la dimension immatérielle des facteurs de production expliquant les externalités positives engendrées par le capital humain, l’application des découvertes scientifiques notamment les NTIC, les nouveaux modèles organisationnels et l’endogénéisation des facteurs de production.

Il s’agit aussi, selon eux, du déplacement vers l’amont de la concurrence dans le cycle de vie du produit étant donné que la concurrence entre firmes et entre pays a tendance aujourd’hui à faire de la recherche-développement et de ses applications l’un des supports essentiels de la création non seulement de la valeur et des richesses mais aussi et surtout des avantages stratégiques.

Ils citent, à cet égard, les exemples de la Tunisie et du Maroc, des pays émergents du Sud parmi les plus avancés dans leurs stratégies de rattrapage, qui dès qu’ils avaient commencé à s’insérer dans la nouvelle vision internationale du travail sur la base des avantages comparatifs de la montée en gamme, le nouveau contexte de la concurrence a remis en cause les orientations des firmes dans de nombreux secteurs.

Il a conduit ainsi les Etats à réfléchir sur les nouvelles stratégies permettant à leur tour d’endogénéiser les connaissances et le savoir-faire. Et de préciser que les économies émergentes se trouvent ainsi face à un nouveau défi majeur, ajoutant qu’il importe d’en analyser les questions relatives à ses conséquences prévisibles sur les systèmes productifs afin d’en apprécier la portée et de préciser les contours des stratégies publiques et privées possibles.

De 279 pages et de format moyen, "Intelligence économique et veille stratégique : défis et stratégies pour les économies émergentes", réunit les contributions de Claude Albagli, Rigas Arvanitis, Said Belcadi, Liliane Bensahel, Abdellah Benseddik, Abdellatif Bernossi, Yannick Bouchet, Philippe Clerc, Jacques Fontanel, Eglantine Jastrabsky, Alain-Charles Martinet, Christian Michon, Marielle Payaud, Lala Lazaniana Ramarotafka, Alain Redslob, Ivan Samson, Ahmed Silem, Michel Titecat et Wei Wang.

La rencontre internationale a été organisée par la commune urbaine de Tétouan en partenariat avec les universités Mohammed V de Rabat-Agdal, Abdelmalek Saâdi de Tétouan, la Sorbonne Nouvelle de Paris, Jean Moulin de Lyon, Bergkademie de Freiberg en Allemagne, Sopel international du Sénégal, la région Tanger-Tétouan et la wilaya de Tétouan.

Spécialiste d’économie du développement, Driss Guerraoui est professeur de sciences économiques à l’Université Mohammed V de Rabat-Agdal. Xavier Richet est professeur d’économie à l’Université de la Sorbonne Nouvelle où il dirige un centre d’étude consacré aux nouvelles économies de marché.


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