mercredi 18 octobre 2017

Accueil du site > Défense > International > Les drones américains n’épieront pas du côté canadien...

Les drones américains n’épieront pas du côté canadien...

Alain Goupil, Cyberpresse.ca

mardi 27 janvier 2009, sélectionné par Spyworld

logo

Les Canadiens vivant près de la frontière canado-américaine n’ont rien à craindre des drones qui survoleront la frontière afin de repérer toute menace à la sécurité des États-Unis en provenance du Canada.

Selon un porte-parole de l’U.S. Customs and Border Protection, l’utilisation des drones sera confinée à l’espace aérien américain, sans intrusion du côté canadien.

« Nous n’allons pas surveiller ce qui se passe au Canada », a tenu à préciser Juan Munoz-Torres, porte-parole du U.S. Border and Customs Protection à Washington, dans la foulée des informations publiées samedi par La Tribune faisant état de l’entrée en fonction d’un premier drone au Dakota du Nord, le long de la frontière avec le Manitoba.

M. Munoz-Torres a confirmé à La Tribune lundi que le survol de la frontière américaine sur toute sa longueur fait bel et bien partie du plan stratégique des Américains.

Mais, a-t-il tenu à souligner, « nous ne sommes pas en mesure pour l’instant de dire quand. Ce que je vous dis, c’est que ce n’est pas prévu à court terme », a déclaré l’agent américain au sujet de la possibilité de voir un premier drone voler au-dessus du Vermont, du Maine et du New Hampshire.

Un drone est un appareil volant, de facture semblable à un avion, mais sans pilote à bord. Le contrôle de l’appareil s’effectue au sol ou à l’aide d’un programme informatique contenu dans l’ordinateur de bord.

L’U.S. Customs and Border Protection utilise déjà des drones pour surveiller la frontière du Mexique depuis 2005. Ce sont ces mêmes drones (le modèle Predator B) qu’elle entend utiliser pour couvrir la frontière avec le Canada.

Muni de radar et de caméras de surveillance à la fine pointe, le Predator B est en mesure de détecter et d’épier un objet se trouvant dans un rayon de 30 kilomètres de sa trajectoire de vol.

C’est donc dire qu’en théorie, et en supposant que son plan de vol le place juste au-dessus de la frontière du Vermont, un Predator B pourrait étendre sa surveillance jusque dans les rues de Stanstead, Coaticook et East Hereford.

Mais il s’agit là d’un scénario que les citoyens de ces trois municipalités n’ont pas à craindre, assure M. Munoz-Torres.

« Le seul moment où nous pourrions filmer du côté canadien, c’est si une menace se trouvant sur notre territoire déborde du côté canadien », a précisé le porte-parole américain tout en mentionnant que la Gendarmerie royale canadienne serait alors aussitôt mise à contribution.

« Nous avons toujours entretenu d’excellentes relations avec la police canadienne et nous entendons les respecter », a conclu M. Munoz-Torres.


Envoyer : Newsletter Imprimer : Imprimer Format PDF : Enregistrer au format PDF PartagerPartager :