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Iran/ABM en Europe : un "marchandage" possible entre Washington et Moscou (expert)

RIA Novosti

mardi 27 janvier 2009, sélectionné par Spyworld

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Il est peu probable que la nouvelle administration américaine change d’attitude quant au déploiement d’éléments du bouclier antimissile en Europe, mais elle pourrait sans doute le marchander avec la Russie en échange de son soutien sur l’Iran, a estimé mardi Dana Allin, expert de l’IISS.

"Il apparaît comme très peu probable que l’administration Obama abandonne complètement ce projet à cause du mécontentement ou de l’opposition de la Russie", a déclaré lors d’un point de presse dans la capitale britannique M.Allin, spécialiste de la politique extérieure des Etats-Unis et des questions transatlantiques à l’Institut international d’études stratégiques (IISS) de Londres.

Les plans de déploiement d’éléments du système ABM en Europe, comprenant un radar en République tchèque et dix missiles intercepteurs en Pologne, ont été annoncés par la précédente administration US du président George W. Bush.

Quoi qu’il en soit, a indiqué l’analyste, "cela pourrait constituer l’objet d’un marchandage, notamment sur le programme nucléaire iranien, menace régionale flagrante".

"En effet, tant pour faire adopter des résolutions que pour imposer des sanctions du Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations Unies, les Etats-Unis ont besoin du soutien de la Russie", a fait remarquer M.Allin.

A l’initiative des Six (Six médiateurs internationaux : membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU - la Russie, les Etats-Unis, la France, la Grande-Bretagne et la Chine plus l’Allemagne, ndlr), le Conseil de sécurité de l’ONU avait adopté ces dernières années trois résolutions - 1737 (décembre 2006), 1747 (mars 2007) et 1803 (mars 2008) - prévoyant des sanctions contre Téhéran, face à son refus de décréter un moratoire sur l’enrichissement de l’uranium et de mettre un terme à son programme balistique. Les Etats-Unis et certains autres pays soupçonnent l’Iran de mettre au point l’arme nucléaire sous couvert de programme prétendument civil. L’Iran rejette ces documents, les qualifiant d’illicites. Or, le nouveau président américain Barack Obama n’exclut pas un dialogue direct avec Téhéran.


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