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Kaliningrad : la Russie suspend son déploiement de missiles

Le Figaro

mercredi 28 janvier 2009, sélectionné par LL

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Après l’entretien téléphonique entre Medvedev et Obama, Moscou est prêt à faire un pas en faveur de la détente transatlantique, affirme l’agence Interfax.

Se dirige-t-on vers l’épilogue de l’affaire du bouclier antimissile ? Il est encore trop tôt pour le dire, mais la Russie aurait fait un geste d’apaisement, en suspendant son projet de déploiement de missiles dans la région de Kaliningrad, affirme un responsable des forces armées russes, cité mercredi par l’agence Interfax.

Depuis plusieurs mois, Moscou prévoyait d’installer des missiles Iskander dans cette petite enclave russe située entre la Pologne et la Lituanie, au cas où les Etats-Unis installeraient une partie de leur bouclier antimissile en Pologne.

Si l’information est confirmée - le ministère de la Défense s’est refusé à tout commentaire dans l’immédiat - cette décision apparaîtrait comme une réponse à la nouvelle politique américaine de défense en Europe. « La réalisation de ce projet est suspendue en raison du fait que la nouvelle administration américaine n’accélère pas le programme de déploiement » de son bouclier antimissile en Pologne et en République tchèque, explique ce responsable des forces armées russes.

« Si c’est vrai, c’est évidemment une étape très positive », a réagi l’ambassadeur américain à l’OTAN, Kurt Volker.

Cette annonce fait notamment suite à l’entretien téléphonique qui s’est tenu lundi entre les présidents russes et américains. Entretien au cours duquel Dmitri Medvedev et Barack Obama ont confirmé leur souhait de « surmonter les divergences qui existent entre (leurs) deux pays sur toute une série de questions ». Selon le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, les deux se retrouveront à Londres le 2 avril en marge du sommet du G20, mais la Maison-Blanche n’a rien confirmé.

La suite du sommet UE-Russie de Nice

Selon un haut responsable américain, le nouveau président des Etats-Unis pourrait demander un réexamen du coût et de l’efficacité du projet visant à déployer en Europe ces systèmes antimissile. Pendant la campagne présidentielle, Barack Obama avait affirmé qu’il soutiendrait le bouclier promu par George W. Bush, s’il s’avérait « technologiquement adapté » et « financièrement supportable ».

Le 13 novembre dernier, lors du sommet UE-Russie organisé à Nice, Dmitri Medvedev avait de son côté déjà fait un petit pas en faveur d’une détente transatlantique. Avancée qui n’était pourtant pas évidente quelques jours plus tôt après les propos antiaméricains qu’il avait tenus à l’occasion de son discours à la Nation.

Mais grâce à la médiation de Nicolas Sarkozy entre Moscou et Washington, l’homme fort du Kremlin avait accepté de « s’abstenir de prendre des mesures unilatérales ». Dans un entretien au Figaro, il s’était déclaré prêt à « abandonner cette décision de déployer des missiles à Kaliningrad si la nouvelle administration américaine, après avoir analysé l’utilité réelle de système pour répondre à des ‘Etats voyous’, décide d’abandonner son système antimissile ».


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