samedi 21 octobre 2017

Accueil du site > Technologie > 2009, année chargée pour l’aérospatiale française

2009, année chargée pour l’aérospatiale française

M. Me., le Figaro, avec AFP

dimanche 1er février 2009, sélectionné par Spyworld

logo

Yannick d’Escatha, le président du Centre national d’études spatiales français, se félicite de la réussite et du rôle accru du secteur en Europe.

Après un bon cru 2008, la nouvelle année s’annonce, elle aussi, très chargée pour le Centre national d’études spatiales français (Cnes). « Six à huit lancements d’Ariane 5 sont prévus depuis le centre spatial guyanais de Kourou », a affirmé mercredi, Yannick d’Escatha, le président de l’agence spatiale française, lors de la présentation de ses vœux à la presse.

La fusée européenne, qui reste sur 28 succès d’affilée depuis l’échec du vol inaugural de sa version lourde ECA en décembre 2002, mettra sur orbite, le 12 avril prochain, deux satellites scientifiques de l’Agence spatiale européenne (ESA) : le télescope spatial Herschel et l’observatoire Planck, qui mesurera, avec une précision inégalée, la température du rayonnement cosmique fossile.

Le Centre spatial guyanais de Kourou verra, pour sa part, la fin des travaux des deux nouveaux pas de tir des fusées Vega et Soyouz, dont un exemplaire devrait être lancé en décembre 2009.

Le Cnes est par ailleurs impliqué dans l’instrumentation scientifique de plusieurs missions européennes prévues cette année, notamment le satellite Goce (mars 2009), qui mesurera les variations du champ gravitationnel terrestre et le satellite Cryosat 2 dédié à l’étude des glaces (lancement prévu le 9 novembre).

« Le spatial connaît un grand nombre de réussites et son importance est de plus en plus perçue en Europe, s’est félicité M. d’Escatha. Son rôle s’accroît et cela se poursuivra à l’avenir pour le plus grand bien des citoyens de l’Europe et, au-delà, de toute la Terre. »

Six années de succès

L’agence spatiale française, dont le budget « multilatéral » 2009 s’élève à 738 millions d’euros, en hausse de 6,8 % par rapport à l’an passé, va également préparer cette année son nouveau contrat avec l’État, pour la période 2010-2015, avec comme objectif de « réaffirmer le rôle du Cnes en tant qu’agence de programmes et centre technique au service de l’Europe après six années de succès ininterrompu. »

Outre la réussite d’Ariane 5, le Cnes a « parfaitement rempli le contrat actuel », se réjouit M. d’Escatha, avec notamment 19 satellites ou instruments réceptionnés en orbite au cours de la période et un « pipeline plein », avec pas moins de 59 études en cours (phase O et phase A).

En 2010-2015, « nous allons continuer nos efforts d’adaptation et de productivité, de réduction de nos effectifs et de nos dépenses de fonctionnement afin d’augmenter les investissements de préparation de l’avenir », a déclaré le président du Cnes. C’est ainsi que les économies réalisées sur les frais de fonctionnement entre 2005 et 2008, de l’ordre de 90 millions d’euros, ont été presque intégralement réaffectées aux recherches sur les lanceurs et au développement des sciences spatiales.

Enfin, a souligné M. d’Escatha, « nous avons l’intention de continuer à diffuser nos technologies aux industriels et d’essaimer » en créant des entreprises, comme le Cnes l’a déjà fait avec Spot Image, récemment cédée à EADS-Astrium, ou CLS (Collecte Localisation Satellites).


Envoyer : Newsletter Imprimer : Imprimer Format PDF : Enregistrer au format PDF PartagerPartager :