mercredi 30 juillet 2014

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Le GPS cache l’utilisateur à la caméra

L’Atelier BNP Paribas

mercredi 4 février 2009, sélectionné par Spyworld

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HP Labs a développé un système de préservation de la vie privée capable d’obscurcir le visage d’une personne sur une image de vidéosurveillance. Pour arriver à cet effet, la solution conjugue outil d’identification et GPS mobile.

"Plutôt que de limiter les systèmes de surveillance, il est nécessaire de décourager ceux qui déploient ces dispositifs de le faire sans l’accord des surveillés", explique Jack Brassil, chercheur au laboratoire de recherche d’Hewlett-Packard de Princeton. Le scientifique, interviewé par le magazine The NewScientist, met cette conviction en pratique : il a développé une solution qui utilise communications mobiles et solutions de navigation pour donner à l’utilisateur plus de contrôle sur ce suivi. Celle-ci, baptisée Cloaks, ne nécessite aucun changement technique au niveau des infrastructures existantes. Elle utilise la fonction GPS du téléphone de l’individu qui ne souhaite pas voir son image circuler pour le localiser et qui s’est inscrit au service. Sa position est ensuite envoyée à un serveur qui centralise les données en provenance des caméras et celles qui sont envoyées par les téléphones.

Un dispositif efficace en cas de foule

Ce, afin de voir si le trajet de l’utilisateur et la position de caméras se croisent. Si le contenu vidéo doit être enregistré et transmis à un autre service ou téléchargé sur Internet, alors le visage de la personne sera obscurci. Selon les chercheurs, le système reste efficace même en environnement peu favorable : foule dense, horloges non synchronisées, communications défaillantes, erreur de localisation, perte momentanée du signal... Pour que le système marche, il nécessite l’accord des preneurs de décisions qui déploient des dispositifs de vidéosurveillance : municipalités, entreprises, etc. Ils pourront signer un accord spécifiant qu’ils paramétreront leurs dispositifs.

Un respect de la vie privée sujet à polémique

Selon Jack Brassil, la liste de ces individus pourrait être éditée sous forme de liste rouge comme en utilisent les opérateurs téléphoniques. Pour le responsable du projet, un tel système s’impose à un moment où les caméras de surveillance se multiplient. Certaines de ces caméras en circuit fermé (CCTV) sont aussi utilisées pour mieux gérer le trafic, ce qui impose aux opérateurs de transmettre les images à plusieurs services. Du coup, s’il est très peu probable de limiter la diffusion des appareils, il est envisageable de parvenir à gérer les conditions de surveillance. Le problème de cette solution, c’est qu’elle indique en permanence la position de la personne qui souhaite limiter son exposition aux caméras de surveillance.


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