mercredi 18 octobre 2017

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Bouclier antimissile : le chef de la diplomatie tchèque dimanche à Washington

AFP

vendredi 6 février 2009, sélectionné par Spyworld

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Le chef de la diplomatie tchèque, Karel Schwarzenberg, dont le pays préside l’UE, se rendra dimanche et lundi à Washington pour une visite de travail notamment consacrée à l’avenir du projet de défense antimissile américain, a annoncé vendredi un communiqué officiel à Prague.

M. Schwarzenberg doit notamment rencontrer la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton, et le chef de la puissante commission des Affaires étrangères au Sénat, John Kerry, selon la même source.

Après Washington, il partira directement pour Moscou à la tête d’une délégation européenne pour évoquer entre autres les questions de sécurité, selon un communiqué de la présidence de l’UE.

Les dirigeants tchèques se sont inquiétés ces derniers jours d’une possible révision du plan de déploiement du bouclier antimissile américain en Europe de l’Est promu par l’administration Bush.

Depuis son arrivée au pouvoir en 2006, le premier ministre libéral Mirek Topolanek soutient à bout de bras le projet, qui permettra selon lui d’ancrer définitivement son pays à l’ouest.

Le projet qui a suscité la colère de Moscou et divise les Européens prévoit un puissant radar sur le sol tchèque couplé à dix intercepteurs en Pologne, afin de contrer d’éventuels tirs de missiles de longue portée venant de pays tels que l’Iran.

Pendant sa campagne présidentielle, M. Obama avait indiqué qu’il soutiendrait le bouclier antimissile, s’il s’avérait "technologiquement adapté" et "financièrement supportable".

Hillary Clinton, la nouvelle secrétaire d’Etat américaine, s’est pour sa part engagée avant sa nomination à renégocier très rapidement avec la Russie le Traité de réduction du nombre des armes stratégiques (START-1) signé pendant la guerre froide.

Signés l’an passé au niveau gouvernemental, les accords entre Prague et Washington sur le déploiement du radar antimissile ont été entérinés par les sénateurs tchèques mais doivent encore obtenir le feu vert des députés.

Le vote de la chambre basse du parlement a été reporté par deux fois dans l’attente d’une décision de Washington.

En novembre dernier, le président français Nicolas Sarkozy avait demandé à Moscou comme aux Etats-Unis de cesser de menacer de déployer missiles et bouclier antimissile.

M. Schwarzenberg a indiqué vendredi qu’il comptait également évoquer à Washington la question du prochain sommet UE-USA auquel doit participer M. Obama et que les Tchèques veulent organiser à Prague.

Il a souhaité "que le président des Etats-Unis lance le signal que les petits pays d’Europe sont pour lui des partenaires aussi importants que les Etats plus grands", alors que des rumeurs persistantes font état de la possible tenue du sommet à Strasbourg (France).


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