mardi 24 octobre 2017

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La CIA détiendrait des terroristes dans des prisons secrètes à l’étranger

Le Monde, avec AFP et Reuters

mercredi 2 novembre 2005, sélectionné par Spyworld

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La CIA détient des terroristes du réseau Al-Qaida dans des prisons secrètes en Europe de l’Est et ailleurs, dans le cadre d’un système mis en place après les attentats anti-américains du 11-Septembre, a affirmé mercredi 2 novembre le Washington Post.

Ces prisons ont été ouvertes dans huit pays, y compris la Thaïlande, l’Afghanistan et "plusieurs pays démocratiques d’Europe de l’Est", dont les noms n’ont pas été dévoilés pour des raisons de sécurité, écrit le quotidien, en citant des responsables américains et étrangers ayant connaissance de ce réseau.

PLUS DE 100 SUSPECTS DÉTENUS

La CIA n’a pas reconnu l’existence de ce réseau, conçu après les attentats du 11 septembre 2001, précise le Post, et l’agence américaine du renseignement, sollicitée pour une réaction, n’a pas répondu dans l’immédiat. Ces prisons sont désignées par le terme "sites noirs" dans les documents secrets américains et les autorités veillent à ne pas divulguer d’informations sur l’identité de ces détenus, sur leurs interrogatoires et sur la durée de leur détention, poursuit le quotidien américain.

La CIA a envoyé plus de 100 suspects dans ce réseau secret de prisons. Environ 30 prisonniers, considérés comme des figures importantes du terrorisme, sont dans ces centres financés et gérés directement par du personnel de la CIA. Ces prisonniers sont coupés du reste du monde, ne disposent d’aucun statut juridique et personne n’est autorisé à leur parler ni même à les voir en dehors des agents de la CIA, précise le journal.

FINANCEMENT PAR LA CIA

Plus de 70 autres suspects, jugés moins importants dans les réseaux terroristes, ont été confiés à d’autres services de renseignement, notamment en Egypte, en Jordanie, au Maroc, et en Afghanistan. Ces "sites noirs" sont sous la responsabilité des pays concernés et sont financés par la CIA.

Ce système de détention n’est connu que d’une poignée de hauts responsables américains, et en général du président et de quelques membres du renseignement de chaque pays hôte, note le journal.

Citant des responsables passés et actuels des services de renseignement et des dirigeants américains, le Washington Post explique que ces prisons ont été installées à l’étranger en raison du caractère illégal aux Etats-Unis de telles détentions.


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