mercredi 18 octobre 2017

Accueil du site > Défense > France > Hervé Morin exclut un référendum sur l’OTAN

Hervé Morin exclut un référendum sur l’OTAN

AP

dimanche 8 février 2009, sélectionné par Spyworld

logo

Le ministre de la Défense Hervé Morin a écarté dimanche la demande de François Bayrou d’un référendum sur le retour de la France au sein du commandement intégré de l’OTAN.

"Un référendum ne répond jamais à la question", a-t-il noté lors de l’émission "Dimanche soir politique" sur France-Inter et ITélé.

Hervé Morin a rappelé qu’en 1966, "le général de Gaulle a quitté le commandement intégré sur une simple lettre" : "aujourd’hui que ce soit une simple lettre me semblerait un peu court, de là à demander un référendum..."

Alors que la décision évoquée samedi à Munich par Nicolas Sarkozy suscite de vives réactions dans la classe politique, le ministre de la Défense s’est étonné de l’opposition manifestée par François Bayrou, Alain Juppé ou encore Dominique de Villepin. Il a rappelé les responsabilités exercées par les trois hommes entre 1995 et 1997, lorsque Jacques Chirac avait tenté un rapprochement avec l’OTAN.

A l’époque, "nous avions négocié notre éventuel retour dans les structures intégrées de l’OTAN pour un poste à Naples. Qui était Premier ministre ? Alain Juppé. Qui était secrétaire général de l’Elysée ? Dominique de Villepin". François Bayrou était ministre de l’Education nationale.

Le ministre de la Défense a assuré que le retour programmé de la France dans le commandement intégré "ne remettra en cause en aucun cas indépendance de la France", car "les décisions au sein de l’Alliance se prennent à l’unanimité". "Il suffit que quelqu’un lève le doigt pour qu’une chose ne se fasse pas", a-t-il affirmé, rappelant que l’Allemagne avait pu s’opposer en 2003 à la guerre en Irak.

Evoquant les contreparties obtenues par la France, il a insisté sur la construction progressive d’une Europe de la défense et sur "l’européanisation" de l’OTAN. La France va aussi obtenir des "responsabilités éminentes" dans les commandements, a glissé M. Morin sans dire lesquelles.

Interrogé sur un éventuel renforcement des troupes françaises en Afghanistan, Hervé Morin a répondu que Paris "a déjà effectué un effort considérable" depuis 2007. "Il n’est pas question pour le moment d’envoyer des troupes supplémentaires en Afghanistan", a-t-il dit.


Envoyer : Newsletter Imprimer : Imprimer Format PDF : Enregistrer au format PDF PartagerPartager :