mercredi 20 septembre 2017

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Le dernier voyage du Clemenceau

LCI.fr

dimanche 8 février 2009, sélectionné par Spyworld

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Après une traversée de 1 400 km, l’ex porte-avions français a rejoint dimanche sa destination finale, un chantier naval anglais où il doit être désamianté et démantelé.

Ce fut une fin de parcours dans une relative indifférence. L’ancien porte-avions français Clemenceau est entré dimanche dans le bassin de cale sèche du chantier naval de la société Able UK à Hartlepool, dans le nord-est de l’Angleterre, où il doit être désamianté et démantelé.

Rebaptisé coque Q790, l’ex-fleuron de la marine française a rejoint sa destination finale après une traversée de 1.400 km sans incident, tracté par un remorqueur de haute mer à une vitesse moyenne de six noeuds.

Parti de Brest mardi, le bâtiment a été confié par son escorte à quatre remorqueurs du port de Tees et Hartlepool, pour l’aider à effectuer une dernière délicate manoeuvre afin d’entrer dans le Centre de récupération et de recyclage environnemental de Teesside (TERRC), qui possède la plus vaste cale sèche au monde (10 hectares).

700 tonnes d’amiante

Sous un franc soleil et un froid pinçant, on pouvait voir se détacher sur sa coque rouillée le nom Clemenceau. "Je suis content de le voir enfin là", a confié le patron de la société britannique, en regardant le vaisseau se glisser entre quatre navires de l’armée américaine.

Un Français sera responsable du suivi du démantèlement de la coque Q790 pour la marine française. Il s’intéressera à l’exécution du contrat, notamment en matière de protection de l’environnement, de sécurité de la main-d’oeuvre et du recyclage. "Nous n’avons pas vocation à nous substituer aux administrations britanniques mais, comme le contrat le prévoit, nous viendrons au moins une fois par mois pour vérifier que tout se passe bien", a expliqué Didier Lépine, précisant que certaines visites pourraient être "inopinées".

Selon lui, la dépense nette de l’Etat français pour le démantèlement du "Clem" atteindra entre 2,5 et 4,5 millions d’euros, après la vente de la ferraille. 92% des près de 26.000 tonnes du navire —l’équivalent de 2,5 tours Eiffel— seront recyclés. Le navire, désarmé en 1997 après 36 ans de service contient environ 700 tonnes d’amiante qui lui avait valu plusieurs années de péripéties diplomatico-judiciaires.


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