mardi 24 octobre 2017

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SPIRALE, premier pas vers l’alerte avancée

Ministère de la Défense

jeudi 12 février 2009, sélectionné par Spyworld

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Le 12 février vers 23 heures, les deux micro-satellites du démonstrateur pour l’alerte avancée SPIRALE (Système préparatoire infrarouge pour l’alerte) devraient être mis sur orbite géostationnaire, par un lanceur Ariane V.

Le démonstrateur SPIRALE constitue une première étape dans l’élaboration de la composante spatiale d’un système d’alerte destiné à la surveillance des tirs et des activités d’essais de missiles balistiques de pays proliférant. L’acquisition d’un tel système répond aux objectifs fixés par le Livre Blanc qui prévoit « face à la menace balistique, une capacité de détection et d’alerte des tirs de missiles d’ici 2020 ». Celle-ci s’intègre dans la nouvelle fonction stratégique dédiée à la « connaissance et anticipation », qui prévoit un fort investissement dans le spatial .

Les caméras infrarouges équipant les micro-satellites sont en mesure de détecter la flamme du propulseur et donc de repérer un missile, notamment dans sa phase de lancement. En identifiant au plus tôt un tir de missile hostile, l’alerte avancée permet de réagir pour protéger les centres de population, des forces déployées ou des installations identifiées comme cibles. Elle permet également de localiser l’agresseur et donc d’accroître la dissuasion en rendant une riposte possible.

D’avril 2009 à avril 2010, la mission du démonstrateur technologique SPIRALE sera de collecter une grande variété d’images infrarouges de la Terre, à différentes saisons et altitudes. Ceci afin d’observer depuis l’orbite les phénomènes naturels susceptibles de compromettre la future détection des missiles, voire de générer de fausses alertes.

Une étape clé puisqu’une fois cette « cartographie infrarouge » effectuée, il sera possible à la délégation générale pour l’armement (DGA ) de proposer des spécifications techniques pour le futur satellite. Ces dernières concerneront, par exemple la résolution et la sensibilité de la caméra infrarouge. Ces spécifications devraient être réalisées entre avril et octobre 2010.

La DGA a notifié ce Programme d’études amont (PEA) en janvier 2004, pour un montant de 124 Millions d’euros. Le maître d’œuvre, EADS-Astrium, choisi par la DGA, sera également responsable du centre de contrôle des satellites, de l’exploitation des images et de la définition du futur système d’alerte avancée.

Outre la partie spatiale, le dispositif complet comprendra un radar sol très longue portée (TLP), d’environ 400 m², capable de déterminer et de caractériser la trajectoire du missile, même après l’extinction du propulseur. L’ensemble des capteurs fonctionnera en réseau pour en assurer le contrôle et le commandement. La récupération des images, leur traitement au sol au centre d’exploitation et de contrôle des satellites, constitueront en effet un paramètre essentiel de la performance de la future composante spatiale d’alerte.

Floriandre Deriu

Les deux micro-satellites seront mis en orbite par le lanceur Ariane V, afin de collecter pendant un an des images de la Terre, dans le cadre du programme d’alerte avancée. Crédit : EADS/Astrium


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