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Collision extraordinaire dans l’espace

LEXPRESS.fr

jeudi 12 février 2009, sélectionné par Spyworld

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Incident rare. Deux satellites, l’un américain, l’autre russe, sont entrés en collision dans l’espace le 10 février, à environ 800 kilomètres d’altitude.

Un satellite commercial américain a été détruit après une collision dans l’espace avec un satellite militaire russe, un type d’accident particulièrement rare, ont indiqué la société Iridium exploitant l’appareil américain et les autorités de Russie.

L’entreprise Iridium, basée à Bethesda (Maryland, est), a indiqué mercredi 11 février avoir "perdu un satellite opérationnel" après un choc, mardi 10, avec un satellite russe hors d’usage, dans ce qui est considéré comme l’un des premiers accidents majeurs de ce genre dans l’espace.

"Il y a eu une collision le 10 février 2009 (...) à environ 800 kilomètres d’altitude entre un appareil cosmique Iridium-33 et un appareil cosmique militaire russe Cosmos-2251", a déclaré ce jeudi le commandant des forces spatiales russes, le général Alexandre Iakouchine, cité par l’agence Interfax. Il a précisé que le satellite avait été mis en orbite mais que l’appareil "n’était plus utilisé" depuis 1995.

Une collision "extrêmement rare"

Selon le magazine spécialisé Space News, une alerte de l’agence spatiale américaine (NASA) a fait état dès mardi de la collision entre Kosmos-2251, d’un poids de 900 kilos, avec le satellite d’Iridium (560 kilos), qui a eu lieu vers 16H55 GMT à environ 790 km au dessus de la Sibérie.

Ce type de collision à des centaines de kilomètres de la Terre est "extrêmement rare" et "très peu probable", a souligné Iridium.

L’entreprise a précisé prendre les "mesures nécessaires pour remplacer le satellite endommagé". Iridium, qui possède une flotte de 66 satellites de télécommunications, a assuré que l’accident ne pouvait être imputé à une éventuelle faiblesse de leur satellite.

Sa perte pourrait "entraîner une perturbation très limitée" des communications, a assuré l’entreprise.

Elle a provoqué deux nuages de débris, dont la NASA suit de près l’évolution et les risques éventuels de collision avec sa station spatiale internationale (ISS).

Selon le quotidien Washington Post, qui cite un mémo de la NASA sur l’incident, des responsables de l’agence spatiale américaine ont estimé que le risque que l’ISS soit endommagé par des débris est "faible et dans des limites acceptables", la station spatiale volant à une orbite plus basse (354 km) que celle de la collision.

"La station spatiale a la capacité, si nécessaire, de faire des manoeuvres pour éviter les débris", ce qu’elle déjà fait à huit occasions, a par ailleurs assuré le porte-parole de la NASA, John Yembrick.

Près de 6.000 satellites ont été envoyés dans l’espace depuis que l’Union soviétique a mené pour la première fois en 1957 un vol habité autour de la terre avec Spoutnik 1. Environ 3 000 de ces satellites sont toujours opérationnels, selon la NASA.

La navette Discovery doit mener au plus tôt le 22 février une mission vers l’ISS, au départ du centre spatial de Kennedy en Floride.


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