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"La France ne perdra rien de sa souveraineté"

Nouvelobs.com

jeudi 12 février 2009, sélectionné par Spyworld

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C’est ce qu’a assuré le secrétaire général de l’Alliance atlantique devant les parlementaires français qui débattent sur un possible retour de la France dans le commandement militaire de l’Otan.

La France ne perdra rien de sa souveraineté, si elle confirme son intention de réintégrer pleinement le commandement militaire de l’Otan, a assuré jeudi 12 février, le secrétaire général de l’Alliance Jaap De Hoop Scheffer, devant les parlementaires français.

Jaap De Hoop Scheffer a évoqué le rapprochement déjà opéré ces dernières années entre la France et l’Otan, avec la participation croissante de Paris aux opérations de l’Alliance atlantique.

"En accomplissant ces gestes, la France n’a rien perdu de sa souveraineté, pas plus qu’elle n’en perdrait demain si elle décidait de reprendre toute sa place au sein de l’Alliance", a-t-il déclaré devant les commissions de la Défense et des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.

"Je crois que le moment est vraiment venu que la France et l’Otan puissent profiter de ce dernier pas, d’une France reprenant toute sa place" dans l’organisation, a-t-il ajouté.

"L’indépendance de la France" garantie

Le président français Nicolas Sarkozy a évoqué à plusieurs reprises depuis l’été 2007 le retour de la France dans la structure militaire intégrée de l’Otan, que le général De Gaulle avait décidé de quitter en 1966, par souci d’indépendance vis-à-vis des Etats-Unis, tout en restant membre de l’alliance militaire fondée en 1949.

Samedi dernier à Munich (Allemagne), le président français avait franchi un nouveau pas vers ce retour complet de la France dans l’Otan, en indiquant que "le moment approche" d’expliquer aux Français qu’une telle décision ne nuirait pas à l’indépendance du pays.

Ce retour au sein de la structure militaire de l’Alliance atlantique devrait être annoncé d’ici au sommet de l’Otan, début avril à Strasbourg (est) et Kehl (ouest de l’Allemagne).

Paris disposera de "postes très importants"

Une fois la décision effective, Paris disposera de "postes très importants", justifiés par "sa position importante au sein de l’Otan", a assuré le secrétaire général de l’Alliance.

Selon des sources diplomatiques, un général français devrait ainsi prendre la tête du Allied command transformation (ACT) à Norfolk (Virginie), c’est-à-dire devenir responsable de la modernisation des structures et des doctrines de l’Alliance. Un autre officier français devrait diriger un commandement régional basé à Lisbonne, selon ces sources.

Jaap De Hoop Scheffer a souligné que, dès à présent, "la participation de la France est déterminante" dans les opérations conduites par l’Alliance, en particulier en Afghanistan. "La France est un acteur-clé qui symbolise la complémentarité entre l’Otan et la politique européenne de défense", a-t-il ajouté.

Le développement de l’Europe de la défense est l’une des conditions posées par la France à son plein retour dans les structures militaires de l’Otan.


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