vendredi 15 décembre 2017

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Bombay : le Pakistan admet avoir servi de base arrière

C.J., le Figaro, avec AFP et AP

jeudi 12 février 2009, sélectionné par Spyworld

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Pour la première fois depuis novembre dernier, le ministère de l’Intérieur pakistanais reconnaît que les attentats de Bombay ont en partie été planifiés sur son territoire.

Un aveu que les autorités indiennes attendaient depuis quatre mois. « L’incident s’est produit en Inde et le complot a été en partie ourdi au Pakistan », a admis jeudi le directeur du ministère pakistanais de l’Intérieur, Rehman Malik. C’est la première fois depuis les attentats de Bombay, qui ont fait 164 morts en novembre dernier, que le Pakistan reconnaît, à ce niveau de l’Etat, que son territoire a été utilisé pour préparer les attaques. Les enquêteurs pakistanais ont découvert certains des lieux utilisés par les assaillants pour préparer leur opération. Deux caches, l’une dans le port de Karachi et une autre à deux heures de route de la ville, ont été perquisitionnées. Les policiers ont également retrouvé la trace des embarcations utilisées par les assaillants pour accoster en Inde. Les terroristes sont bien partis des côtes du Pakistan.

Surtout le directeur du ministère de l’Intérieur a affirmé que six des « cerveaux et organisateurs » des attaques ont été arrêtés. Ils font l’objet d’une plainte pour « complicité, complot et planification » des attaques. Seuls deux des planificateurs n’ont pas encore été retrouvés par la police, qui a procédé depuis le 28 novembre à 71 interpellations dans les milieux islamistes. Parmi les « cerveaux » arrêtés figure l’homme clé du complot, Hammad Amin Sadiq. Les policiers sont remontés à lui après avoir identifié la boutique ayant vendu un des moteurs de bateau. Le commerçant a fourni aux policiers le numéro de téléphone de Sadiq. Il a été confondu par l’examen de ses appels téléphoniques et des virements bancaire sur son compte.

Les enquêteurs ont aussi découvert que certains fonds transférés d’Italie et d’Espagne avaient servi à financer les attaques et qu’on avait utilisé des cartes SIM autrichiennes.

L’Inde a salué l’attitude « positive » du Pakistan et l’a appelé une nouvelle fois à démanteler « l’infrastructure du terrorisme ». L’Inde, qui a déjà affronté son voisin et rival pakistanais dans trois guerres, n’a cessé de multiplier les accusations contre son voisin. New Delhi a ainsi affirmé que les services de renseignement pakistanais avaient participé à la préparation des attaques. Islamabad a réfuté toute implication de ses services secrets mais n’a en revanche jamais nié les accusations indiennes selon lesquelles les attaques avaient été organisées et perpétrées par le Lashkar-e-Taïba, un groupe islamiste armé interdit basé au Pakistan. L’unique survivant de ce commando est pakistanais.


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