jeudi 14 décembre 2017

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L’armée américaine veut attirer plus d’immigrés

Julie Connan, le Figaro

lundi 16 février 2009, sélectionné par Spyworld

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Le Pentagone entend ainsi pallier le manque de recrues hautement qualifiées. En échange, les immigrés auront un accès privilégié à la nationalité américaine. Une première depuis la guerre de Vietnam.

Même si la crise économique et la hausse du nombre de chômeurs favorisent le recrutement dans l’armée américaine, le Pentagone ne compte pas s’arrêter là. Les Etats-Unis, qui prévoient d’envoyer de 20.000 à 30.000 militaires supplémentaires en Afghanistan, ont en effet l’intention de recruter de nouveaux éléments hautement qualifiés parmi les immigrés disposant de visas provisoires, affirme le New York Times.

Les étrangers ayant le statut de résident permanent, ou les titulaires de la « green card » (permis de travail sans restriction de temps), avaient déjà cette opportunité, mais c’est la première fois depuis la guerre du Vietnam que les GI’s s’ouvrent à cette catégorie de citoyens étrangers.

Pour être recruté, les candidats doivent remplir trois conditions : disposer de visas provisoires, prouver qu’ils résident sur le sol américain depuis deux ans, et passer un test d’anglais.

Les vétérans inquiets

En mettant en place un tel recrutement, le Pentagone cible prioritairement les candidats dotés de hautes qualifications pour des postes de médecins, d’infirmières spécialisées et de spécialistes des langues, écrit le New York Times.

« L’armée américaine est elle-même présente dans un grand nombre de pays différents et il est vital d’avoir une bonne compréhension de leurs cultures », explique au quotidien le général Benjamin Freakley, responsable du recrutement pour l’Armée de Terre.

Pour les attirer ces talents, l’armée leur promet un accès à la nationalité américaine plus aisé. Dès leur premier jour, ils pourront en effet déposer un dossier de naturalisation et espérer se voir remettre une « green card » sous six mois, contre 10 ans en moyenne.

Selon le New York Times, l’annonce de ce programme a d’ores et déjà provoqué l’inquiétude de certains groupes de vétérans qui craignent que des terroristes en profitent pour intégrer l’armée américaine.

New York sera la première ville à accueillir ce nouveau dispositif. Objectif : trouver environ 550 candidats parlant au moins une des 35 langues recherchées par l’armée (parmi lesquelles le kurde, le népalais ou le tamoul).

La première année, l’armée pourra procéder à 1.000 recrutements, essentiellement dans l’Armée de terre, selon le New York Times. Si les résultats sont probants, le programme sera étendu à tous les corps d’armées et concernera jusqu’à 14.000 embauches par an, soit une recrue sur six.


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