mercredi 18 octobre 2017

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La double défaite du renseignement américain

mardi 9 mai 2006

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Franck Daninos, Editions Ellipses

"L’administration Bush a-t-elle menti pour justifier la guerre d’Irak ? Trois ans après l’invasion du pays, qui est encore loin d’être pacifié, cette question hante toujours les esprits. Mais en dépit de la dizaine de commissions d’enquête qui, aux Etats-Unis et ailleurs, ont été formées pour instruire la manipulation du renseignement lors de la crise irakienne, les tentatives visant à prouver la duplicité des gouvernements ont toutes échoué. La Maison-Blanche n’a pas inventé l’idée que Saddam Hussein possédait des armes de destruction massive pour lui faire la guerre. Elle a bien rapporté les informations que les services de renseignement lui ont communiquées. Les services américains semblent ainsi porter la responsabilité de cet échec. Un échec qui suit de près celui des attentats du 11 septembre, qu’ils ont été incapables de prévenir. Comment les services ont-ils pu à ce point se tromper ? Quel rapport entre la guerre d’Irak et les attentats du 11 septembre ? Qu’est-ce qui rend la lutte contre le terrorisme international si problématique aujourd’hui ? Pour répondre à ces questions, le livre décortique cette "double défaite" et analyse les nouveaux défis du renseignement, tant américain qu’international."

Franck Daninos est journaliste, diplomé de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, et chercheur associé au Centre Français de Recherche sur le Renseignement. Il y travaille comme spécialiste dans le domaine du renseignement et de la "guerre de l’information" aux Etats-Unis, sujet sur lequel il a rédigé de nombreux articles.

2-7298-2743-9, 16,5 x 24 cm, 320 pages, 23 €

3 Messages de forum

  • La double défaite du renseignement américain 21 février 2007 20:58, par FRANC

    Juste une question à tous les anti-guerre en Irak:comment de prétendus démocrates peuvent-ils regretter la disparition d’une dictature sanglante ? Voilà quatre ans qu’on nous bassine sur le thème de "l’illégalité" de la guerre en Irak (question de sémantique :on s’abstient de dire "contre la dictature en Irak",cette formulation n’étant jamais employée-guerre psychologique ,quand tu nous tiens !). On va jusqu’à se demander si des "armes de destruction massive existaient "pour justifier "l’invasion" (sémantique bis) :l’existence de cette dictature qui a provoqué la mort ou la disparition de DEUX millions de personnes justifie suffisamment cette guerre ,non ? Que l’on ait roulé un gangster dans la farine ,où est le problème ? Va-t-on crever d’un juridisme absurde marqué en outre au coin de la plus belle tartufferie (aucun problème "juridique" lors de l’invasion de l’Afghanistan par l’URSS :mieux :plus de 1000 intellectuels en France avaient approuvé l’agression par une pétition parue dans plusieurs quotidiens). Mr BUSH ,si la démocratie existe un jour en Irak en particulier ou au Moyen-Orient en général (calculons sur le moyen ou long terme ) ,ce ne sera certainement pas aux démocraties européennes qu’on le devra mais bien à vous seul :Monsieur ,chapeau !

    • La double défaite du renseignement américain 27 septembre 2007 16:48, par claude

      comment peut-on raisonnablement croire qu’il y aura un jour une démocratie en Irak ; l’imbrication des divergences communautaires et religieuses est telle qu’il n’en résultera qu’une guerre civile qui s’achevera par une nouvelle dictature extrémiste. Le président Bush aura remplacé l’opression d’un seul homme laïc par celle des mollahs, ce qui consolidera l’emprise d’un islamisme radical sur l’ensemble du moyen-orient.
      Il est impossible que l’occupation américaine accouche d’un système démocratique ; Bush se débrouillera pour nous en donner un ersatz pour pouvoir partir la tête haute de l’Irak mais nous savons pertinemment que cela s’effondrera dès le départ du dernier GI sauf si le relais est donné à l’ONU mais alors combien cela coûtera à la communauté internationnale ?
      Dans la mesure où il faut lutter contre tous les extrémismes, j’ai une question : vaut il mieux conserver des coins enfoncés dans le bloc islamique tel que Israël ou une Turquie laïque mais prendre le risque qu’il puise sa cohésion dans sa lutte contre ces ennemis "de l’intérieur" ou faut-il au contraire éliminer tout élément perturbateur et laisser les antagonismes religieux et nationaux défaire ce bloc dans un phénomène de cannibalisation ?

    • La double défaite du renseignement américain 12 novembre 2007 15:15, par Saber’s Grandma

      je trouve d’une époustouflante naïveté géostratégique et d’une triste ignorance historique le fait de croire que le motif réel de l’intervention des Etats-Unis en Irak ait pu être "la disparition d’une dictature sanglante". Le régime a pourtant par le passé à certains moments été largement soutenue stratégiquement et militairement par des pays occidentaux et d’ailleurs pas seulement par les USA, sans cas de conscience. On peut d’ailleurs penser de même (pour une partie) du refus du gouvernement français.
      les motifs "moraux" en "realpolitik" ne sont souvent que la surface des choses (désinformation/propagande). on serait plus avisé de se renseigner sur l’histoire de ce soutien, puis du lâchage du régime, et enfin de sa désignation comme cible prioritaire officielle après septembre 2001. Officieusement l’Irak était en ligne de mire des "faucons" bien avant 2001.
      Je trouve d’ailleurs également naïf ou pire de croire et laisser croire que la CIA incompétente aurait mal informé (manipulé ?) Washington, quand la collusion d’intérêt est globalement indéniable, et que l’arrogance (large impunité dans les médias) de l’administration Bush se serait satisfait de n’importe quel prétexte, aussi farfelu soit-il, eut-il fallu même le créer de toute pièce ? On peut se poser la question. Et y répondre.