vendredi 15 décembre 2017

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La Guerre de l’information ou l’éloge de la paranoïa

lundi 28 août 2006

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Franck Boulot, Editions Publibook

Notre époque est celle de la mondialisation, de la guerre économique à outrance, mais aussi celle de l’information : de plus en plus, les médias semblent conditionner de multiples domaines et nous assistons au développement d’une frénésie de savoir qui engendre parallèlement un phénomène de paranoïa. Or pour les auteurs de cet ouvrage, il est tout à fait certain que « trop d’information tue l’information » et ils se proposent donc, à travers cet essai, de nous amener à mieux comprendre et gérer l’information, en s’attachant notamment aux ficelles de ce fait de société, c’est-à-dire la collecte des renseignements.

Aujourd’hui, l’information est sans conteste le nerf de la guerre économique et par là même une clé du pouvoir économico-politique. A travers une réflexion sur ce qu’est le renseignement et de quelles manières il peut être obtenu, Franck Boulot et Didier Violle élaborent un ouvrage à la fois didactique et agréable à lire. Chacun trouvera là un outil de compréhension pratique, illustré d’une multitude d’exemples, qui devrait permettre de mieux gérer notre rapport à l’information et ainsi, peut-être, d’éviter des dérives.

Franck Boulot, 39 ans, a une double formation militaire et économique (AET, IHEDN, Doctorat en Economie Internationale). Ces quinze dernières années, il a travaillé dans plusieurs secteurs (banque, assurance, commerce international, etc.) et comme analyste sur les problèmes géo-économie et de sécurité internationale. Parmi ses activités, il enseigne, notamment, l’intelligence économique au sein de Masters à l’Université (IAE) et intervient dans plusieurs séminaires. Didier Violle, 48 ans, après des études à Paris II et à l’IEP de Paris, a été co-rapporteur du rapport Martre du Commissariat Général du Plan sur l’Intelligence Economique. Il a aussi été, pendant près de dix ans, en charge d’un réseau de correspondants pour la collecte de renseignements au sein du Ministère de la Défense. Après avoir été chargé d’études à l’AFNOR, il est en charge d’un bulletin mensuel de veille politique, réglementaire et sociétale au sein de l’Agence De l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME).

178 pages, ISBN : 2748309049

3 Messages de forum

  • La Guerre de l’information ou l’éloge de la paranoïa 4 septembre 2006 15:54, par Francis BEAU

    La lecture du préambule ne m’incite pas véritablement à faire l’acquisition de l’ouvrage pour en poursuivre la lecture.
    Au-delà de nombreuses banalités qui ne font rien d’autre que d’enfoncer des portes ouvertes, j’y ai relevé plusieurs manifestations de jugements quelque peu outranciers, ainsi qu’une belle "ânerie".

    Pour les manifestations de jugements outranciers, on peut citer : à propos de "l’ Angleterre " (les auteurs ont probablement voulu parler du Royaume-Uni), : "...avant de devenir le cinquante et unième Etat des Etats-Unis , ..." ; mais également, à propos de la "bagarre planétaire" : "... bien ou mal conduite par nos élites ou prétendues telles , ...".

    En guise de belle "ânerie", le constat péremptoire suivant : "Le citoyen de notre monde mondialisé risque l’indigestion d’informations. En fait il est gavé mais il n’est pas nourri. Il pourra se consoler en pensant qu’il en est ainsi à tous les échelons de la société, ou presque". Seules les oies se laissent gaver ! C’est faire bien peu de cas de la sagesse populaire, que de confondre le citoyen adulte, à tous les échelons de la société (excusez du peu), avec une oie, animal dont l’intelligence est toute aussi légendaire que celle de l’âne qui aurait pu proférer une telle bêtise.

    Chacun est libre de choisir de se "nourrir" ou de se "gaver". Pour ma part, sans pouvoir me faire une opinion plus avant, et au risque de me priver des lumières de l’intelligence de nos deux auteurs dont l’éclat ne m’a pas encore ébloui, je pense m’abstenir de dépenser les 25 Euros demandés pour la poursuite d’une lecture qui me paraît s’annoncer assez sûrement "indigeste".

    • Après avoir lu la contribution de M. Beau (marin, diplomate, ingénieur et aussi auteur prolyxe en IE), j’ai acquis le livre.
      Par essence, lorsqu’un critique dit que ce qu’il faut éviter de lire, je le lis. Cela me réussi bcp pour les films.
      Le préambule est effectivement assez universitaire. Par contre, passé l’introduction, le lecteur entre de plein pot dans une partie de l’intelligence économique. En plus, les très nombreux exemples rendent le livre vivant et facile comprendre.
      Pour moi, c’est un livre à lire, en zappant le préambule et l’intro. En tant qu’étudiant, en IE, j’ai lu beaucoup de livre et d’articles (dont ceux M. Beau :+)) et bien j’aime beaucoup.
      Merci à M. Beau, de m’avoir incité à l’acheter.

      • La Guerre de l’information ou l’éloge de la paranoïa 30 avril 2007 12:21, par Francis BEAU

        Cher "étudiant",

        Je suis ravi de vous avoir incité à lire ce livre, même si ce n’était pas mon intention. L’esprit de contradiction dont vous semblez faire preuve assez systématiquement face aux critiques de livres ou de films est parfois de bon conseil. Il semble l’avoir été dans le cas de ce livre, et je suis heureux d’apprendre qu’il est de bonne qualité, ce que, convenons en, ne laissait pas augurer l’introduction qui, seule, était l’objet de mes critiques.

        Soyez convaincu que je ne cherchais en aucun cas à dire qu’il fallait "éviter de lire" un livre que je n’ai pas lu, mais que je me suis contenté de critiquer les termes de son introduction en expliquant que les outrances et la belle ânerie que j’y avais relevé ne m’incitaient pas à en poursuivre la lecture. Critique n’est pas censure, et vous avez mille fois raison de vous méfier des critiques en faisant preuve de curiosité pour vous faire votre prore jugement.

        Votre réaction pourrait m’inciter à plus de curiosité en poussant un peu plus loin ma lecture, mais pas jusqu’au point de dépenser 25 Euros pour cela, compte tenu des doutes que m’inspirent le préambule. Le fait que celui-ci soit "assez universitaire" selon vos propres termes, ne justifie en rien ses outrances et la belle ânerie que je dénonce.

        Francis Beau