mercredi 22 novembre 2017

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Renseignement, médias et démocratie

dimanche 8 novembre 2009

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Sous la direction d’Eric Denécé, Éditions Ellipses

Depuis les attentats du 11 septembre 2001, le renseignement joue un rôle déterminant pour la sécurité des États car il est le principal moyen de lutte contre le terrorisme. En conséquence, dans la plupart des pays occidentaux, les moyens attribués aux services ont été considérablement renforcés, illustration de la considération nouvelle que leur accordent les gouvernants.

Mais alors même qu’ils bénéficient d’un renforcement de leurs effectifs et de leurs budgets, les services sont confrontés à un défi nouveau : celui de la gouvernance. En effet, il n’est plus aujourd’hui concevable pour nos contemporains que des organisations œuvrant dans l’ombre ne rendent de comptes à personne : l’opacité de leurs activités tend à inquiéter davantage qu’elle ne rassure.

Au cours de la dernière décennie, les États de droit ont mis en place des dispositifs permettant de contrôler tout ou partie des activités des services de renseignement, afin de garantir aux citoyens le respect des normes démocratiques.

Cela s’avère d’autant plus nécessaire que l’utilisation des services par certains gouvernements occidentaux — États-Unis et Royaume-Uni — a conduit, depuis 2002, à des manipulations outrancières, sans que les membres des agences se soient opposés avec beaucoup d’énergie à leurs autorités.

Dans l’esprit du citoyen moderne, la transparence ne saurait être complète sans une politique de communication adéquate, car les agences de renseignement sont, depuis le 11 septembre 2001, un sujet d’intérêt et de débat public.

Cette médiatisation accrue conduit les services à sortir de la sphère du secret et à développer une véritable communication, afin d’expliquer leur vocation et le bien-fondé de leurs actions à l’opinion publique.

Transparence, contrôle parlementaire, communication, médiatisation : c’est à une véritable révolution copernicienne que sont confrontées les agences de renseignement modernes, alors même qu’il leur est demandé de redoubler d’efforts dans la guerre secrète sans merci qui les oppose quotidiennement au terrorisme islamiste.

- 301 pages
- ISBN-10 : 2729852093


Première partie

Médiatisation et communication

- La médiatisation du renseignement et ses dérives depuis le 11 septembre 2001, Gérald Arboit
- Les lacunes de la presse audiovisuelle dans la présentation des questions de renseignement, Harold Hyman
- Médias et terrorisme : de la chute des tours à la superproduction djihadiste, Stéphane Berthomet
- Communication et gestion du risque terroriste, Nathalie Cettina
- La communication des services de renseignement, Patrice Ventura
- La politique d’ouverture de la DGSE, Sophie Merveilleux Du Vignaux
- La communication des services de sécurité et de renseignement néerlandais, Coline Ferro
- Canada : quand les « taupes » sortent de l’ombre, Jean-Philippe Noël
- En Russie les tchékistes connaissent une nouvelle gloire, Alain Guillemoles

Deuxième partie

Politisation et contrôle

- Renseignement, politique et propagande lors de la mise en guerre contre l’Irak, Franck daninos
- Responsabilité démocratique des services de renseignement, Hans born et ian leigh
- Les limites du contrôle parlementaire du renseignement aux États-Unis, Hélène rené
- La lente mise en place d’une commission parlementaire de suivi du renseignement en France, Éric denécé
- L’indéfinissable secret de la défense nationale, Hervé Cosquer
- L’Ocam, nouvel organisme d’évaluation de la menace terroriste en Belgique, Herman Matthijs
- La réforme du renseignement italien : vers plus de transparence et de contrôle ?, Fabrice rizzoli
- Annexes
- Présentation du CF2R